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Historique des motos Gnome & Rhône

Gnome & Rhône a acquis une bonne renommée en construisant des moteurs d'avions pendant la 1ère guerre mondiale. Une fois la paix revenu, il fallu songer à une reconversion et c'est tout naturellement que vient l'idée de mettre à profit les compétences acquises dans la construction des moteurs pour fabriquer des motocyclettes.

Mais construire est une chose, créer en est une autre. Aussi, par prudence, Gnome & Rhône tourne son regard vers le moteur flat-twin de l'ABC. Il s'agissait d'un moteur étudié par Granville Bradshaw pour le compte de All British (Engine) Company. Sa cylindrée était de 398 cc à soupapes en tête, boîte de vitesse à quatre rapports, transmission par chaîne, cadre suspendu... Cette moto n'avait pas très bonne réputation et amena d'ailleurs son constructeur,ABC Stopwitch à une liquidation judiciaire qui survint en 1921.

Heureusement pour Gnome & Rhône, la construction française se révéla de meilleure qualité que ce que faisaient les Britanniques et l'ABC française dura plus longtemps que son modèle. Bientôt, au premier modèle vint s'ajouter un second, d'une cylindrée de 493 cc.

A partir de 1921, la marque conçut ses propres modèles, dont certaines furent très prisés D, D2, D3, D4 ... C'est avec ces motos que deux coureurs célèbres de l'époque, Nass et Bernard, remportgèrent un certain nombre de victoires.

Suivra toute une gamme de motos prestigieuses. Les années 30 seront marquées par les Gnome & Rhône à deux cylindres en flat-twin et dont le cadre sera en tôle embouti V2 D5, CV2. Sans abandonner pour autant les monocylindres qui, toujours dans le même type de cadre, verront la Junior, une 250 cc, la Major la Super-Major, toutes deux en 350 cc mais, pour la seconde, avec une distribution du type culbutée.Puis les motos militaires D5A, XA, AX2 qui firent parler d'eux en dehors de nos frontières.

Pendant la seconde guerre mondiale, Gnôme & Rhône eut le tort de ne pas savoir résister à l'occupant, principalement pour ses moteurs d'avion. Ce qui fait qu'à la libération, l'entreprise fut mise sous séquestre et absorbée par la toute jeune SNECMA, elle-même formée d'un conglomérat de petits constructeurs.

La production va alors s'orienter vers des motos utilitaires. Ce sera la série des R équipées de moteurs 2 temps : R1 (100 cc), R2, R3 et R4 (125 cc). Le cadre est revenu à des conceptions classiques, sans doute pour des raisons de prix de revient.

Un prototype de 500 cc vit le jour mais sans lendemain et, avec la fin des années 50, comme beaucoup de constructeurs de motos, Gnome & Rhône disparut définitivement.


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